Allocution à l’occasion de la visite de Nicolas Forissier
Ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité
22 April 2026
Museum of Contemporary Art Australia, Sydney
Monsieur le Ministre Forissier,
Monsieur le Ministre Thistlethwaite,
Monsieur l’Ambassadeur,
Monsieur le Consul général,
Chers collègues du parlement de NSW,
Mon cher collègue et co-président Jérome Laxale,
Mesdames et Messieurs, chers amis de la France,
Permettez-moi tout d’abord, Monsieur le Consul général, de vous remercier très chaleureusement de votre accueil ce soir.
Je tiens Ă©galement Ă saluer mon collègue et co-prĂ©sident du Groupe d’amitiĂ© parlementaire France-Australie, Jerome Laxale,; ainsi que Son Excellence Monsieur Pierre-AndrĂ© Imbert, Ambassadeur de France en Australie, Ă qui je reviendrai dans un instant, et Ă qui – ce soir, d’une certaine façon, appartient.
Monsieur le Ministre, votre présence parmi nous revêt une signification toute particulière.
Elle témoigne de l’attention soutenue que la République française porte à notre partenariat, et de la vitalité d’une relation qui, loin d’être seulement diplomatique, est profondément humaine, économique, culturelle et stratégique.
Je souhaite saluer, avec une émotion sincère, la communauté française d’Australie, si bien représentée ce soir.
Vous êtes entrepreneurs, éducateurs, chercheurs, professionnels du tourisme et de l’hôtellerie, fonctionnaires et diplomates, artistes et créateurs. Vous êtes, chacun à votre manière, les ambassadeurs vivants d’une France dynamique, créative et confiante.
Vous enrichissez notre pays par votre talent, votre travail et votre culture, et vous tissez, jour après jour, les liens concrets qui font de la relation franco-australienne une relation véritablement vivante — une relation qui ne se limite pas aux chancelleries, mais qui se vit, ici à Sydney comme ailleurs, dans les écoles, les entreprises, les laboratoires, les vignobles et les salles de spectacle.
Monsieur le Ministre, votre visite intervient à un moment décisif.
Le 24 mars dernier, après plus de dix années de négociations, l’Australie et l’Union européenne ont annoncé la conclusion d’un accord de libre-échange ambitieux, équilibré et porteur d’opportunités considérables.
Cet accord ouvrira à nos entreprises, à nos producteurs et à nos exportateurs les portes d’un marché de 450 millions de consommateurs européens, tout en offrant aux entreprises françaises et européennes un accès renforcé à l’Australie et à notre région indo-pacifique.
Nous savons que cet accord doit désormais franchir les étapes de ratification au sein des institutions européennes, et les notres aussi au sein du parlement australien.
Et nous avons accueilli rĂ©cemment – avec une profonde satisfaction – la nouvelle, selon laquelle, la France apportera son soutien Ă cet accord tout au long de ce processus !
Ce soutien n’est pas anodin : il est le signe d’une confiance mutuelle retrouvée, d’une vision partagée des enjeux géo-économiques de notre époque, et d’une volonté commune de bâtir, entre partenaires démocratiques et partageant les mêmes valeurs, des chaînes d’approvisionnement sûres, durables et résilientes.
Au nom du Groupe d’amitié parlementaire France-Australie,  et en tant que vice-présidente de la commission sur les traités et les accords internationaux – je vous en remercie très sincèrement !
Monsieur le Ministre, chers amis, cette soirée a pourtant aussi une tonalité particulière, car elle est aussi celle – j’espère pas d’un adieu, mais quand même d’un douloureux au revoir.
Lundi prochain, Son Excellence Monsieur Pierre-André Imbert quittera l’Australie pour prendre ses nouvelles fonctions de Secrétaire général de l’Élysée, conseiller principal du Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron. C’est une nomination qui honore la France, qui honore l’Australie, et qui honore, surtout, l’homme remarquable qu’est Pierre-André Imbert.
L’Australie a eu la chance, au fil des années, d’accueillir des ambassadeurs de France d’une grande qualité — je pense notamment aux Ambassadeurs Lecourtier, Pénot et Romatet, dont le souvenir demeure vivace. Mais je crois pouvoir dire, sans trahir la vérité, que Pierre-André Imbert aura été le plus influent, le plus créatif, le plus persuasif, et le plus présent des ambassadeurs de France que nous ayons eu l’honneur de recevoir.
Monsieur l’Ambassadeur, vous laissez derrière vous une relation bilatérale transformée — renforcée sur le plan économique, approfondie sur le plan humain, et porteuse d’une promesse nouvelle.
Vous avez su, avec une délicatesse remarquable, restaurer la confiance, réparer ce qui devait l’être, et bâtir ce qui n’existait pas encore.
Votre empreinte sur la relation franco-australienne est à la fois économique et émotionnelle, et elle demeurera longtemps parmi nous.
Vous allez nous manquer, très sincèrement.
Mais nous nous consolons en songeant que, à l’Élysée, vous porterez avec vous cette connaissance intime de l’Australie, cette affection sincère pour notre pays, et cette conviction, que nous partageons tous ce soir, que la France et l’Australie ont beaucoup, beaucoup à accomplir ensemble.
Messieurs les Ministres, Monsieur l’Ambassadeur, Monsieur le Consul général, chers amis,
Vive l’Australie !
Vive la France !
Vive l’amitié franco-australienne !
Je vous remercie.

